affiche

saison

Hamlet La tragique histoire d’Hamlet, prince de Danemark

Fiche artistique

De William Shakespeare
Mise en scène, scénographie Hubert Colas
Salle Jean Vilar
8 au 19 novembre 06
19h / dimanche 14h / relâche lundi
durée 4h40 avec entracte
THÉÂTRE
Traduction, adaptation Hubert Colas
Avec la collaboration d’Anne Frémiot
Assistante mise en scène et traduction Sophie Nardone
Costumes Cidalia Da Costa
Lumière Encaustic
Vidéo Patrick Laffont
Musique Jean-Marc Montera
Musiques enregistrées Arvo Pärt, Aphex Twin
Collaboration artistique Alain Gautré
Assistant stagiaire Agustin Vasquez

avec
Anne Alvaro, Geoffrey Carey, Sophie Delage, Claire Delaporte Rojas, Philippe Duclos, Denis Eyriey, Nicolas Guimbard, Pierre Laneyrie, Boris Lémant, Isabelle Mouchard, Thierry Raynaud, Frédéric Schulz-Richard, Xavier Tavera, Cyril Texier, Agustin Vasquez

Production : Diphtong Cie / La Criée – Théâtre National de Marseille / La Halle aux Grains – Scène Nationale de Blois / Théâtre des Salins – Scène Nationale de Martigues
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec le soutien de l’Adami et de la Spedidam


Une chambre noire pour l’œuvre des œuvres
Loin d’un royaume de Danemark médiéval, cet Hamlet en costume noir marche sur un parterre mouvant : « Il me faut un sol plus ferme », dit-il. Son spectre de père, souverain assassiné, reste dans l’ombre, invisible. Il lui ordonne la vengeance. C’est dans une immense boîte noire, hors du temps, que le prince shakespearien avance, s’arme contre les siens, fait jouer la pantomime du meurtre de son père pour en démasquer les coupables. Il feint la folie pour atteindre le vrai, atteint le vrai et devient fou. Au-devant de la scène : le trône du père, et son absence violente, comme moteur de la tragédie. Hamlet évolue dans des allées où son ombre le suit, étrangement blanche. Chaque être marche au pas de son propre spectre ou de ses deuils mal faits. Autour du plateau, ring noir, les acteurs préparent à vue les accessoires et les changements d’espace. La technologie et la vidéo s’ajoutent à la machinerie, et font que le ciel et la terre se rejoignent, se confondent. Les contraires s’épousent dans un ballet raffiné et macabre. Le vrai et le faux ; la folie et la raison ; le rêve et le réel ; la mort et la vie. Tragédie familiale et politique, comédie métaphysique avec clowns à nez noirs, Hamlet devient un cauchemar burlesque d’aujourd’hui.
À l’origine de la compagnie Diphtong, cofondateur à Marseille du centre de création Montévidéo, Hubert Colas explore depuis une dizaine d’années tous les aspects de l’écriture contemporaine et internationale : Sarah Kane, Rodrigo Garcia, Christine Angot, Martin Crimp… Metteur en scène, scénographe et écrivain, il signe ici une adaptation de la pièce des pièces. Comme l’espace, la langue est contemporaine, vive et vivante. Présenté au Festival d’Avignon 2005, nommé la même année aux Molières dans la catégorie « meilleur spectacle de théâtre public en région », cet Hamlet traverse l’intimité des êtres, bouscule les fantômes de l’enfance et les fantasmes d’adultes.

PN