affiche
HORAIRES PARTICULIERS
mardi au samedi 19h30
dimanche 14h
durée du spectacle 3h30 environ, avec entracte
ET AUSSI!
Attention
Ce spectacle comporte des niveaux sonores élevés capables d'incommoder certains spectateurs.

saison

Idiot !

Fiche artistique

Librement inspiré de Fedor Dostoïevski
Un spectacle de Vincent Macaigne
Salle Gémier
4 au 21 mars 09
19h30 • dimanche 14h • relâche lundi
durée du spectacle 3h30 env. avec entracte
THÉÂTRE

librement inspiré de L’Idiot de Fedor Dostoïevski
adaptation, écriture, conception visuelle et mise en scène Vincent Macaigne

décor, accessoires Julien Peissel

lumière Kelig Le Bars

vidéo Thomas Rattier

assistante à la mise en scène Marie Ben Bachir

avec la participation amicale de Dan Artus

 
avec Christian Bouillette, Servane Ducorps, Antoine Herniotte, Thibault Lacroix, Pauline Lorillard, Vincent Macaigne, Emmanuel Matte, Thomas Rathier, Pascal Reneric
 
production
MC2 : Grenoble / Théâtre National de Chaillot / Théâtre National de Bretagne, Rennes / Centre Dramatique National – Orléans-Loiret-Centre
 
Idiot !

Au titre de jeune homme pressé, on préférera celui de talent protéiforme pour présenter Vincent Macaigne. Élève du Conservatoire supérieur d’art dramatique, Macaigne n’a pas perdu de temps : il a été dirigé par Joël Jouanneau, Thierry Bedard, Anne Torrès ou Jean-Louis Martinelli. Mais a aussi mis en scène ses textes (Requiem, Friche 22.66) ou Sarah Kane, a joué dans divers long métrages. Enfin, pour cette venue à Chaillot, Vincent Macaigne imagine un spectacle, Idiot !, librement inspiré de L’Idiot de Dostoïevski. Un défi. « Il s’agit de faire du plateau le lieu de notre lecture de L’Idiot, de la puissance et de la violence de sa fable et de ses personnages » résume Vincent Macaigne. Bien sûr, L’Idiot ne s’adapte pas à proprement parler, mais ce roman est si riche dans sa construction et sa langue que le théâtre ne pouvait qu’y puiser matière à l’interpréter. Les quatre livres qui articulent le roman de Dostoïevski deviennent deux parties dramatiques. Nastasia, le prince Mychkine, Rogojine ou Gania seront bel et bien en scène mais dans une présence distanciée. « L’adaptation a pour objet de montrer la tragédie et le sang dans le drame bourgeois, le mythe dans une société qui serait la nôtre » affirme Macaigne, que l’on imagine possédé par la force propre à L’Idiot. Il faudra dès lors accepter d’entrer dans cet univers où l’amour est une possible rédemption, savourer la liberté prise avec le roman et enfin admirer l’engagement d’une troupe prête à relever ce pari, L’Idiot devenu Idiot ! tout court. Vincent Macaigne joue cette partie, non sur un coup de tête mais sur une intuition forte : que Dostoïevski est encore et toujours le scrutateur de nos âmes.


Philippe Noisette