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1920-1951 : de Firmin Gémier à Pierre Aldebert

Firmin Gémier devant la locomotive du Théâtre National Ambulant – Photo  DR Firmin Gémier devant la locomotive du Théâtre National Ambulant – Photo DR

A 20 ans, l’acteur Firmin Gémier, refusé deux fois au conservatoire, use les planches du Théâtre Libre d’André Antoine. C’est son amitié avec Maurice Pottecher, fondateur du théâtre du Peuple à Bussang, dans les Vosges, qui le pousse à créer en 1911 le Théâtre National Ambulant. Transportée par camions, une salle de 1650 places sillonne la France pour représenter des pièces jouées à Paris. L’entreprise, trop lourde financièrement, disparaît rapidement.

Cependant, revenu à Paris à la tête du Théâtre Antoine, Firmin Gémier continue de renouveler, dépoussiérer les codes de la mise en scène : intégration de la musique dans les spectacles, suppression de la rampe des pleins feux afin d’abolir la « frontière » entre scène et public…

Sa profonde ambition tient en ces mots : développer une politique de spectacles de qualité, accessibles au plus grand nombre. C’est en 1920, dans la salle de spectacles du Palais du Trocadéro que Gémier assouvit son appétit de liberté en créant le Théâtre National Populaire, qu’il dirigera jusqu’à sa mort en 1933. Parallèlement, il dirige le Théâtre de l'Odéon de 1922 à 1930.

En 1933 son codirecteur, Alain Fourtier, lui succède avant l’arrivée de Paul Abram en 1938. Ce dernier doit quitter le théâtre et la France en 1941 pour fuir l'antisémitisme nazi. Son successeur Pierre Aldebert, se plie aux exigences de l’occupant, mais donne à la Libération des galas en faveur des troupes alliées et reste en poste jusqu’en 1951.