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Aina Alegre

La Fabrique Chaillot : résidence du 28 janvier au 22 février 2020

À propos de Aina Alegre

Après une formation multidisciplinaire mêlant la danse, le théâtre et le chant à Barcelone, Aina Alegre intègre, en 2007, le CNDC d’Angers, sous la direction d’Emmanuelle Huynh.
Aina s’intéresse au corps comme sujet et comme matière, elle pense la création chorégraphique comme un terrain pour réinventer le corps, pour le « fictionnaliser ». Elle s’intéresse à des cultures et des pratiques corporelles très différentes, entendues comme autant de constructions, de représentations sociales, historiques et anthropologiques, ce, afin de les questionner et de les traduire en une expérience physique, leur donner une perspective chorégraphique. Elle articule ainsi des objets chorégraphiques construits à partir de différents médias : des pièces pour le plateau, des performances, des vidéos.
En 2009, Aina co-signe le duo SPEED et en 2011 elle crée la performance LA MAJA DESNUDA DICE, cette proposition aboutit à la création de la pièce NO SE TRATA DE UN DESNUDO MITOLOGICO (solo) en 2012. En 2015 elle crée la
pièce DÉLICES (duo) et en 2017, LE JOUR DE LA BÊTE (pièce pour 5 danseurs). En février 2018, Aina crée dans le cadre de MicroDanse, au Théâtre 140 à Bruxelles, la performance 20 MINUTES AVEC CLAUDE CAHUN (solo). En mars 2019, Aina crée LA NUIT, NOS AUTRES, pièce pour 3 danseurs coproduite par les 12 Centre de Développement Chorégraphiques Nationaux. En collaboration avec le réalisateur Hadrien Touret, elle transpose certaines performances en "essais cinématographiques" comme le film 12 45 84 (2010), TRIPARIA (2011) et DÉLICES (2014). Parallèlement, depuis 2010, elle collabore en tant qu’interprète, avec plusieurs chorégraphes et
metteurs en scène.
Depuis 2018, Aina Alegre pense ses projets entre l’Île-de-France, région d’ancrage de STUDIO FICTIF, et Barcelone, où elle a grandi et où elle est artiste associée à la Sala Hiroshima à Barcelone. Son travail a été présenté dans différents pays comme l’Espagne, la France, la Belgique, le Pérou ou encore la Roumanie.

À propos du projet

Après avoir créé le diptyque LE JOUR DE LA BÊTE et LA NUIT, NOS AUTRES, je démarre un nouveau cycle dans lequel mon intérêt portera sur un aspect plutôt anthropologique du mouvement.
R-A-U-X-A est un projet chorégraphique dont le point de départ est une exploration des danses, métiers et pratiques physiques liées au geste de frapper/taper/ marteler au sol ou sur une surface.
Le taper/frapper, est une action que j’ai activée avec plus ou moins d’amplitude dans tous mes précédents projets chorégraphiques. Je commence à explorer la frappe au sol dans mon premier solo NO SE TRATA DE UN DESNUDO MITOLOGICO, en travaillant la figure du saut. Ensuite je la déploie dans le duo DÉLICES à travers le toucher, en développant un jeu autour de la frappe et du réveil de la peau de l’autre. Avec la pièce de groupe LE JOUR DE LA BÊTE le frapper/taper est au centre du projet et devient moteur de polyrythmie et acte pour se mettre ensemble, pour faire commun. Enfin dans LA NUIT, NOS AUTRES le musique fait vibrer l’espace à travers le martèlement des basses des sons inspirées de la techno.
En suivant cette trace gestuelle, je dédierai le projet R-A-U-X-A à la collecte de récits, d’images, d’objets, de gestes/mouvements, observés dans différents contextes géographiques et culturels, à travers des conversations autour de leur pratique avec différents personnes rencontrées.
Cette collection deviendra matière chorégraphique d’une écriture physique et sonore qui mettra en lien différentes expériences et danses, pour fabriquer une nouvelle fiction autour de cette pratique.
Je souhaite creuser autour de ce mouvement et observer son rapport au sol, à l’espace, aux ondes vibratoires. Qu’est-ce que l’action de marteler fait au corps ? à l’espace ? Comment le corps plonge dans une forme de résonnance, de percussion corporelle ?
La partition deviendra un contenant de mémoire collectives, de souvenirs, de réinterprétation et de réappropriation.
Le dispositif scénique mettra en jeu un paysage polyrythmique et sonore avec une interrelation entre le corps, le son, les objets et la lumière.
Cette pièce chorégraphique et musicale sera structurée par une dramaturgie qui permettra de déplier la collection et tisser un dialogue entre la partition physique et la partition sonore crée par Busty Fingers.
Il sera question d’architecturer l’espace avec le corps, la lumière et la musique et de mettre en relation les différents sons produits par le corps avec les matières crées en direct, avec des synthés, séquenceurs, filtres et effets. Aina Alegre